Figure emblématique de la musique urbaine guinéenne, Marcus, a surpris ses fans cette semaine. Vu chez l’un de ses Djatigui, le chanteur de Banlieue’zart a dévoilé une facette inattendue de son talent, celle de griot.
Avec Banlieue’zart, Kokon Malela a marqué toute une génération. Groupe phare du hip-hop et du reggae guinéen, BLZ a enchaîné les projets et imposé son style.
La voix de Kokon Malela a accompagné la majorité des grandes productions musicales du pays. Il est considéré par beaucoup comme l’un des meilleurs chanteurs que la scène urbaine guinéenne ait connus.
Ces dernières années, la maladie l’a éloigné des studios. L’artiste a consacré son temps à se soigner, loin des projecteurs.
Cette semaine, en visite au bureau d’un de ses Djatigui, Marcus a offert une prestation qui a laissé tout le monde bouche bée.
Au lieu d’un morceau de musique urbain, il a choisi de chanter les louanges de son hôte. Dans la pure tradition orale, il a célébré son bienfaiteur avec la même puissance vocale qui a fait sa renommée.
Pour les observateurs, le binôme de King Salaman a prouvé qu’il maîtrisait aussi l’art du djelya. Il rejoint ainsi le cercle très restreint des chanteurs capables de passer de la musique urbaine au chant de louange avec autant de justesse. La vidéo de cette performance a fait le tour des réseaux. Si beaucoup ont salué ce nouveau talent, d’autres ont exprimé leur malaise.
Pour certains internautes, il est « injuste » de voir une légende comme Marcus chanter pour subsister. « À ce stade de sa carrière, la sublime voix de Banlieue’zart ne devrait pas en arriver là », peut-on lire en commentaires.
Un débat qui relance la question de la précarité des artistes, même les plus illustres.
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La rédaction

