La situation difficile de la chanteuse Maciré Sylla, révélée sur les réseaux sociaux, continue de faire réagir le milieu culturel guinéen.
Après l’émotion provoquée par les images de l’artiste, c’est au tour de Tiranké Sidimé de prendre la parole. C’était en marge de la présentation de son nouveau single.
Pour l’auteure du titre »Mackalé », le cas Maciré Sylla n’est que « la partie visible » d’un problème plus profond.
« Expliquer sa maladie, sa pauvreté ou sa souffrance sur les réseaux sociaux, ce n’est pas facile. Il y a beaucoup d’artistes dans l’ombre qui n’osent pas le faire », a-t-elle déploré.
Tiranké Sidimé estime que Maciré Sylla, grande voix guinéenne des années 1990-2000 et figure mondialement connue, mérite plus qu’une compassion de circonstance.
« Il faut qu’on la soutienne, qu’on l’encadre et qu’on montre quel genre d’artiste elle a été », a-t-elle insisté.
Au-delà de l’aide d’urgence, la chanteuse appelle les autorités à agir sur le long terme. Elle propose notamment d’identifier les artistes en difficulté via le BGDA, le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur.
Sa principale requête, est faciliter l’accès au logement aux anciennes gloires.
« Ce que je peux demander aujourd’hui, c’est d’aider les artistes à avoir des maisons. Ceux qui en ont une, pourront au moins vivre, même lorsqu’ils ne sont plus à la mode ou ne vendent plus », a-t-elle plaidé.
Cette prise de position relance le débat sur l’avenir des artistes guinéens après la carrière notamment les droits d’auteur, logement, couverture médicale, revenus.
Car derrière l’indignation autour de Maciré Sylla se pose une question de savoir, que devient un artiste guinéen quand les projecteurs s’éteignent ?
La Rédaction

