Contacter notre service commercial au +224 625 25 00 78.
pub Magik Park

FID 2026 lancé : Conakry vise le titre de capitale mondiale du djembé du 8 au 13 décembre

0

Coup d’envoi officiel. Le Centre culturel franco-guinéen a accueilli ce samedi, 6 juin le lancement de la 2e édition du Festival International du Djembé et des Percussions de Guinée. Rendez-vous est pris du 8 au 13 décembre 2026 à Conakry pour six jours placés sous le signe des rythmes.

Devant autorités, acteurs culturels et partenaires, les organisateurs ont affiché une ambition claire. Il s’agit de repositionner la Guinée comme la capitale mondiale des percussions.

La cérémonie a débuté en musique. Fatou Abou Camara, 73 ans, Famoudou Konaté, 83 ans, Ba Cissoko, les Ballets Djoliba et le groupe Sabou Gnouma ont offert des prestations saluées par le public. Quelques frappes de djembé ont suffi à rappeler pourquoi la Guinée fait référence en matière de percussions.

Miryam Sylla, cheffe de projet de Circus Baobab, a présenté le FID comme un levier de rayonnement culturel. Elle a remercié le Président Mamadi Doumbouya pour la place accordée à la culture dans Simandou 2040, ainsi que le ministre Moussa Moïse Sylla et les partenaires mobilisés.

Le festival bénéficie d’un double parrainage ministériel : Mariama Ciré Sylla, ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, marraine l’événement, tandis que Mourana Soumah, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, en est le parrain. Un signal fort de la dimension économique et numérique donnée au projet.

Innovation majeure de cette édition cette fois-ci, c’est Matam, berceau historique du djembé, devient l’épicentre du FID. Un village du festival y sera installé avec ateliers de fabrication d’instruments, espaces de formation, concerts, conférences et rencontres professionnelles. Objectif : faire de Conakry, et de Matam en particulier, le centre névralgique des percussions africaines pendant une semaine.

Pour Ousmane Boudaouné, porte-parole du comité international d’experts, le FID marque « le retour de la Guinée sur la scène culturelle internationale ». Il a rappelé l’héritage de Fodéba Keïta, des Ballets Africains et des grands maîtres qui ont exporté l’identité culturelle guinéenne.

Le ministre Moussa Moïse Sylla est revenu sur l’histoire du festival, créé en 1999 puis relancé en 2024. « Si nous avions poursuivi cette dynamique, la Guinée serait aujourd’hui la capitale mondiale des rythmes. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire », a-t-il déclaré.

Pour lui, le FID est un outil stratégique : structurer l’écosystème culturel, valoriser les djembéfolas, créer des emplois et booster l’économie créative autour d’un patrimoine unique.

Du 8 au 13 décembre, Conakry attend donc les « enfants du djembé » du monde entier. Au programme : concerts, ateliers, expositions et transmission des savoirs. Une édition pour ancrer définitivement la Guinée comme terre d’origine et référence mondiale du djembé.

 

 

La rédaction

Pub Koundou Waka
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.