Près de 20 ans après sa mort, la légende ougandaise de l’afro-folk Paul Kafeero sort du silence. Un test ADN vient de trancher une bataille judiciaire interminable : seuls 4 enfants sur 30 prétendants sont reconnus comme ses descendants biologiques.
Décédé le 17 mai 2007 à Kampala des suites d’une insuffisance rénale, Paul Kafeero, surnommé le « Golden Boy of Africa », a laissé un patrimoine colossal. Vastes domaines dans plusieurs villes, maisons et droits d’auteur : selon la presse ougandaise, l’héritage vaudrait plusieurs milliards de shillings ougandais.
Dès 2007, la succession vire au bras de fer. Trente personnes se présentent comme enfants du chanteur. Normal pour une star adulée des années 1990, réputée pour sa popularité et ses conquêtes féminines. Le média »The Instigator » rapportait déjà qu’il aurait eu des enfants avec plusieurs femmes à travers le pays.
Entre rivalités, contestations de paternité et accusations contre les administrateurs de la succession soupçonnés d’avoir vendu illégalement des biens familiaux, le dossier s’enlise. La justice ougandaise doit trancher.
En mai 2021, la Haute Cour ordonne des analyses ADN sur des échantillons sanguins conservés. Verdict des experts : prélèvements trop anciens, résultats non fiables. Impasse.
Le 1er juin 2026, la justice autorise l’exhumation du corps de Paul Kafeero. Des échantillons osseux sont prélevés pour des tests génétiques fiables.
Résultats rendus publics le 25 juin au siège de la police de Naguru par le Government Analytical Laboratory : sur 30 prétendants, 5 se sont désistés avant les tests. Parmi les 25 restants, seuls 4 sont biologiquement ses enfants.
Les 4 héritiers reconnus sont: Benedict Kafeero, Simon Peter Kafeero, Thomas Kafeero et Elizabeth Nagawa.
Les 21 autres n’ont aucun lien de parenté avec l’artiste, selon le ministre d’État chargé de la Jeunesse et des Affaires de l’Enfance, Balam Barugahara, présent à l’annonce.
Le « Golden Boy » peut enfin reposer en paix. Sa succession, elle, entre dans une nouvelle phase.
Source: Brut

