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MASA 2026 : Bilia Bah défend la structuration des ICC africaines à Abidjan

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‪Invité à la table ronde KreAfrika lors du MASA 2026 à Abidjan, Bilia Bah a défendu jeudi une vision claire : l’Afrique doit se doter d’outils pour garder sur le continent les revenus générés par sa création.

La rencontre, organisée sur le thème « Politiques culturelles et intégration africaine : nouveaux cadres, nouvelles richesses », réunissait Ana Ballo du SICA, Landy Rakoto de la Cité des Cultures de Madagascar, Charles Houdart du Groupe Campus AFD, sous la modération de Ribio Nzeza Bunketi Buse de l’Université Senghor. Des professionnels des ICC venus du monde entier y assistaient.

Pour Bilia Bah, le constat est net : « La musique africaine rayonne partout. Nos arts et nos instruments inspirent les plus grandes scènes. Mais l’essentiel des revenus quitte le continent. » D’où son appel : « Les nouveaux cadres ne doivent pas créer des richesses nouvelles. Ils doivent rapatrier celles qui existent déjà. »

Cinq lois pour structurer le secteur en Guinée
Le paneliste a détaillé la réforme engagée par la Guinée avec cinq textes majeurs : statut de l’artiste, cinéma, spectacles vivants, instruments traditionnels et copie privée. Cette dernière loi produit déjà des résultats. Le Bureau Guinéen du Droit d’Auteur a redistribué 13 milliards GNF aux artistes. « Quand les cadres existent et sont appliqués, les richesses suivent », a-t-il insisté.

Une Maison des ICC comme nœud régional
Autre chantier présenté : la Maison des Industries Culturelles et Créatives de Guinée, en préfiguration avec l’AFD. Plus qu’un bâtiment, Bilia Bah y voit « un outil central de structuration, pensé comme un nœud dans un réseau ouest-africain » pour connecter créateurs, entrepreneurs et partenaires. Le projet s’aligne sur la vision du Président Mamadi Doumbouya et les orientations du Ministre Moussa Moïse Sylla.

Pour aller plus loin, il propose un mécanisme africain mutualisé, porté par les États et adossé aux organisations régionales, afin d’aider à l’application des lois culturelles. « Nos États savent voter des lois. Il faut maintenant la capacité collective de les faire vivre », a-t-il conclu.

 

La rédaction

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